News

July 23, 2019

Living Day-to-day with the River Seine

Living Day-to-day with the River Seine

The workshop Living Day-to-day with the River Seine. The Emergence of a Complete City south of the Paris Metropolitan Area” took place from July 5th to 8th in the territory of Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart intercommunality in the south of the Parisian metropolis.

June 17, 2019

Les Ateliers perdent une amie

Les Ateliers perdent une amie

Les Ateliers ont le regret de vous apprendre le décès de Nelly Barbieri.

June 7, 2019

No Mad Festival

No Mad Festival

Le 15 et le 16 juin ce tiendra Cergy Pontoise la 5éme édition du No Mad Festival. Tout jeune rendez-vous des passionnés du voyage responsable, ce festival rassemble acteurs renommés du monde du voyage comme simples amoureux de nouveaux horizons et de nouvelles rencontres, venus explorer les alternatives au tourisme de masse et partager envie, projets et expériences pour voyager autrement, près de chez soi comme aux antipodes.

2ND CALL FOR APPLICATIONS INTERNATIONAL WORKSHOP OF URBAN PLANNING AND DESIGN PARIS-REGION

HAPPY FRINGE AREAS Towns, villages and hamlets in metropolitan areas Workshop from 2nd to 20th September 2019 Deadline to apply : 2nd June
  • atelier 2019

    atelier 2019
  • Atelier 2019

    Atelier 2019

The International urban planning and design workshop in Cergy-Pontoise, Paris-Region is for young professionals, less than 30 years old, and students, master degree minimum, from all countries and specializations ... urban planners, architects, landscape architects, geographers, sociologists, economists, ecologists, artists, designers...

During 3 weeks the participants will live the experience of ...

Collective
Multidisciplinary
International work
in Paris-Region...

3 teams will work on strategies and projects proposals who will be presented to an local and international jury composed by local stakeholders and international experts.

The topic of the workshop

Today, the countryside on the fringes of metropolitan areas may represent a territorial resource ideal for living closer to nature, while remaining connected to the metropolitan areas with their assets. However, although diversified, such a territorial resource features tough challenges related to urban sprawl: longer distances and transport time, fragmentation, artificialization of land, poor quality of urban development, etc.

Fringe metropolitan areas face development challenges on two scales: the metropolitan scale, known as “enforced metropolization”; the territorial scale, with its own specific development dynamic.

How can the development of these territories be planned in such a way as to turn them into sustainable alternative living spaces in the heart of an agglomeration?
How is it possible to capitalise on the relationship between urban countrysides and metropolitan areas including the history of such places?

Résultat de la 36ème session de l'atelier francilien « La vie dans les métropoles au XXIème siècle ».

Résultat de la  36ème session de l'atelier francilien « La vie dans les métropoles au XXIème siècle ».

La 36ème session des ateliers internationaux de maitrise d’œuvre urbaine vient de se terminer par la réunion du jury international, à Cergy-Pontoise. Face aux menaces écologiques et sociales des métropoles de demain, la nouvelle génération de professionnels a bousculé les conventions et ouvert des voies nouvelles, au point que certains membres du jury ont ressenti « un sacré coup de vieux ». Leur message est clair : les méthodes traditionnelles ne sont plus à la hauteur des défis, changeons radicalement notre manière de voir et nos comportements. Ces moins de 30 ans l’ont fait avec une grande foi dans l’avenir, loin des visions pessimistes de trop de prospectivistes. Ils ont su allier la joie de vivre et la confiance dans l’humanité à une conscience aigüe des montagnes qu’ils devront déplacer tous ensemble, avec nous, ont-ils dit.

Le dernier atelier international de maîtrise d'oeuvre urbaine francilien s’est déroulé du 3 au 28 septembre 2018 et s'intitule « Quelle vie dans les métropoles au XXIème siècle ? ». Il s’intéresse à l'évolution des modes de vie des métropolitains, et à la façon dont la ville et les territoires peuvent répondre à ces bouleversements. Entre l'urgence du changement climatique, la fulgurante révolution technologique et le gigantisme métropolitain qui se développe sur tous les continents, où et comment vivrons-nous demain, dans un monde à la fois de plus en plus urbanisé, écologique et connecté?

La production de l’atelier francilien 2018 :

Après deux ans de préparation, l’atelier a accueilli 20 jeunes professionnels, de 13 nationalités différentes, pour un mois de travail en équipes. Ils ont pour le moins bousculé le jury, ce 28 septembre et à travers lui, élus, professionnels et citoyens. Leur message en substance : “Nous ne pouvons plus faire confiance à vous, qui êtes aux commandes, à vos modes de fixation des objectifs et à vos modes de travail. Leur dominante technocratique à forte dose d'ingénierie, mise en oeuvre dans un schéma top-down, sont menées dans l'inconscience de l'extrême urgence des impératifs climatiques. Elles laissent de côté les deux entités qui doivent être le coeur même de la démarche : l’humain avec son aspiration au bien-être et la nature, qui est le cadre dans lequel cet humain doit s’inscrire. Prendre au sérieux ces enjeux, bouleverse nos modes de vie. C’est de la vie commune, à l'échelle locale et d’initiatives de terrain menées en réseaux, que peuvent émerger progressivement cette transformation. C’est aussi un chemin pour construire ensemble un sentiment d’appartenance à des territoires à plus grand échelle, jusqu’à l’échelle métropolitaine.”

Les propositions sont en conséquence :

  • Il s’agit en priorité de favoriser la connectivité directe au plus proche, l’échange de savoirfaire, de services, la plus grande autosuffisance alimentaire possible, saine ; ce qui demande une démarche éducative pour l’accompagner.
  • Il s’agit également, en matière de travail comme pour les autres activités communes, de les ancrer sur le territoire en s’appuyant sur ses ressources. D’où le développement de lieux où cette vie commune puisse s’épanouir. Ceci permettra de redonner de la valeur à des emplacements comme les grandes surfaces commerciales ou les parkings, devenus, obsolètes. Trois changements concourent à cette obsolescence et à un renouveau potentiel sur ces lieux : l'évolution de la technologie, -l’e-commerce par exemple-, celle de l'économie, - systèmes de production sans cesse évolutifs sur une échelle mondiale-, et enfin celle des mobilités.
  • Quant à l’agriculture, les participants préconisent l'évolution de la destination des exploitations, -moins d’extensif et d’export, plus de local-, mais aussi une plus grande souplesse de l’usage des sols, mêlant rural et urbain. Ce qui les amènent à une évolution drastique du statut de la propriété, dissociant l’usage des sols de la propriété du foncier.
  • Ils constatent clairement que la robotisation et la numérisation galopantes de nos économies permettront l’atteinte d’objectifs analogues, voire supérieurs, mais avec moins de travail humain, laissant à chacun davantage de temps à consacrer à autre chose que le travail productif de biens et de services, au sens actuel du terme. Le chiffre de 6h par jour vouées au travail a été articulé. Ils distinguent le travail forcément présentiel, comme celui de l’infirmière, du gardien ou de l’éboueur, du travail qui peut être effectué en partie à distance. Et pour tout ce qui n’est pas présentiel, ils proposent que des politiques vigoureuses d’incitation favorisentle télétravail chez soi ou en tiers-lieu, réduisant de manière drastique les migrations alternantes, les embouteillages et les transports publics saturés.
  • Quant aux conséquences de la numérisation en cours, sur la vie collective, révolution des mobilités notamment, elles sont ici considérées comme des évidences, déjà intégrées dans le quotidien de ces jeunes, malgré la diversité de leurs provenances. « Ce n’est pas l’individu qui va au travail, c’est le travail qui suit l’individu. »
    Au regard de ces démarches totales et conçues dans un enthousiasme unanime de ces jeunes de « la dernière génération à même d’écarter la menace climatique, et qui seront aux commandes demain, on ne peut que se remettre en question de fond en comble. »

Le jury

Au delà du constat de cette convergence entre les propositions des 4 équipes, le jury a émis trois types de remarques et a entendu quelques réponses :

  • Certaines de ces visions existent déjà, elles sont mises en oeuvre ici ou là, tant en entreprise que dans la vie locale, ce qui signifie que la “graine” d'expérience n’est pas toujours à inventer. Alors pourquoi n’allons nous pas aujourd’hui, plus vite et plus loin?
  • Le terrain dégagé par l’action locale pourrait préparer un lit douillet aux Gafam…, à moins que la prise de conscience de ce qui doit rester, le libre arbitre, ne reprenne le dessus. Au delà des nécessaires règlements européens, et de l’indispensable débat permanent sur les réseaux comme dans les médias, il revient à chacun de prendre conscience et de tirer les conséquences de cet enjeu ultime.
  • Considérer le local comme seul moteur de transformation de la société, hors toute intervention de l’action publique serait dangereux, en ce qu’il peut être favorable au progrès des populismes. C’est d’un membre du jury provenant de l’autre côté de l’atlantique que provient cette remarque. Il n’est pas le seul à l’avoir faite. Sur le même thème est avancé le constat de la diversité des moyens des populations à imaginer le monde, -culturels, intellectuels et matériels-, mais aussi une question : le modèle proposé est-il additif ou substitutif ? A l’inverse du tout local, si le mécontentement et la défiance de nos contemporains vis à vis de l’action collective ne sont pas entendus, le risque est tout aussi patent. Les actions modestes proposées sont précisément à portée de chacun, tandis que les modèles ne sont ni additifs ni substitutifs mais de transition. L’articulation des initiatives locales et de la gouvernance globale des territoires apparait bien incontournable.
    D’ailleurs, à la dernière question du jury : “Comment allez vous faire ?” La réponse du dernier interpellé claque : « Nous avons besoin de vous tous pour répondre à cette question. »

Pour en savoir plus sur l’atelier « La Vie dans les métropoles au 21ème siècle » et les partenaires qui l’ont soutenu et accompagné tout au long :

https://www.ateliers.org/fr/workshops/213/
https://www.ateliers.org/media/workshop/documents/affiche_v9.pdf
https://ateliers.org/media/documents/newsletter_36eme_atelier_francilien.pdf