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Francilien 2020

D'une rive à l'autre de l'Oise : une ambition autour de l'eau pour Cergy Pontoise
  • Bassin de vie de Cergy de Pontoise
  • Les Huit Bio-Régions Franciliennes

Le 38ème Ateliers de maîtrise d’œuvre urbaine de Cergy-Pontoise s’intéresse aux valeurs sociales et économiques de l’eau et du paysage dans la perspective d’un développement urbain métropolitain et local résilient des boucles de l’Oise à Cergy-Pontoise.

L’EAU ET LA VI(LL)E : Source d’inspiration(s)

Longtemps ignorés ou relégués à des fonctions “supports ou productives” les cours d’eau sont en des lieux d’exception des géographies urbaines. Les aléas météorologiques, climatiques, écologiques et sanitaires récents amènent par ailleurs à réinterroger la relation de l’eau avec son territoire.

Au travers des siècle les cours d’eau ont été aménagés, parfois même supprimés, et malmenés par l’homme jusqu’à en réduire les bienfaits sur les écosystèmes et sous-estimer leur fragilité, leur imprévisibilité et les risques associés. Sauvages, aménagés ou délaissés ; fleuves, rivières, ruisseaux, rus ou thalweg …Ils se sont portant toujours affirmés comme des lieux de socialisation ou de respiration propices à de multiples pratiques collectives et individuelles.

Renforcement de la navigabilité fluviale et du tourisme, intensification des crues hivernales, pression urbaine et foncière, besoin de dé-densifier, de ralentir ou d’aérer la ville… Aujourd’hui le potentiel de l’hydrographie se redessine,intégrant la notion de risques et de contraintes-, mais aussi en encourageant l'émergence de rapports symbiotiques entre la ville et l'eau.

Ce sujet est aussi une opportunité pour questionner le concept de « bio-région ». Le paysagiste Robert Thayer en a proposé la définition suivante : « lieu de vie » – une région unique qu’il est possible de définir par des limites naturelles (plus que politiques), et qui possède un ensemble de caractéristiques géographiques, climatiques, hydrologiques et écologiques capables d’accueillir des communautés vivantes humaines et non humaines uniques. Les biorégions peuvent être définies aussi bien par la géographie des bassins versants que par les écosystèmes de faune et de flore particuliers qu’elles présentent ; elles peuvent être associées à des paysages reconnaissables (par exemple, des chaînes de montagnes particulières, des prairies ou des zones côtières) et à des cultures humaines se développant avec ces limites et potentiels naturels régionaux. Plus important, la biorégion est le lieu et l’échelle les plus logiques pour l’installation et l’enracinement durables et vivifiants d’une communauté »

Ces dernières décennies, la « ville de l’eau » semble s’imposer dans les schémas d’aménagement ; accompagnant aussi le développement des territoires et de leur image, leur dynamisme et leur attractivité.

Territoire du bassin de l’Oise à CERGY-PONTOISE : Opportunité de réinvention(s)

Au nord-ouest du Grand Paris, Cergy Pontoise s’organise géographiquement autour d’une colonne vertébrale : l’Oise ). Autrefois, site stratégique d’échange et de défense; lieu de villégiature pour les métropolitains ou terre d’inspiration pour les peintres impressionnistes de la fin du XIXème siècle...c’est aujourd’hui l’un des principaux bassin d’emploi et universitaire de la région capitale doté d’un écosystème d’acteurs socioéconomiques pluriels, d’équipements sportifs, culturels et socioculturels majeurs et rayonnants d’un patrimoine bâti, de sites et lieux touristiques emblématiques à l’exemple de l’Axe Majeur.

Dès les années 70 le projet de Ville Nouvelle, piloté par l’Etat dans le cadre d’une politique de développement de 5 centralités périphériques ( à 15—30 km) autour de Paris , s’est appuyé sur les spécificités paysagères des boucles de l’Oise. 50 ans après sa création, espaces naturels, agricoles et forestiers représentent 40% de la superficie de l’ex-Ville Nouvelle avec un densité dix fois inferieure a celle de la capitale.

Le choix de limiter l’urbanisation en bord d’Oise et de préserver le cadre authentique des anciens établissements urbains (bourgs, villages) sont autant d’éléments qui singularisent ce territoire “porte d’entrée” du parc naturel du Vexin Français et de l’aire urbaine de Paris .

Plans de mobilités, gestion raisonnée des espaces verts et des berges, limitation de l’urbanisation, plan alimentaire territorial, événements nombreux sont les actions et initiatives concrètes. Afin d’asseoir cette stratégie globale, l’agglomération redéfinit actuellement son schéma d’aménagement territorial (SCOT) dans lequel l’Oise compte bien jouer un rôle structurant dont les contours restent à préciser et approfondir.

A plus grande échelle le bassin de l’Oise s’inscrit comme un sous ensemble du bassin de la Seine. De Chimay a Conflans Sainte Honorine l’Oise parcours ainsi 320 km avant de se jeter dans la seines. Entre opportunité et risque elle offre ainsi des atouts certains en matière de navigabilité, de circulation terrestre et d’implantation d’activités urbaines, industrielles et agricoles, autant d’atout propice à l’établissement humain. Ceux-ci ne doivent cependant pas faire oublier les risques : inondation, pollution agricole et urbaine…. Aujourd’hui se pose aussi la question de la relance et l’intensification de ce qui constitue aujourd’hui le troisième axe de circulation fluviale de France.

Les Usagers : Imaginaire collectif et regards croisés

Usagers du quotidien ou usagers mobiles ou de passage, tous possèdent une expertise de la pratique du territoire, un regard, un intérêt, une sensibilité, un parcours singulier.
Dans le bassin de l'Oise, la présence de l’élément nature, semble être un privilège, un atout préservé que d’autres territoires très urbanisés ne possèdent pas ou plus. Qu’elle place occupe cette profusion d’espace vert et de grand paysage dans les pratiques des usagers .Bien que la structure “en amphithéâtre” de la ville converge vers l’Oise, la perception et pratique de l’espace urbain semblent déconnectées de l’eau.. A l’exemple de certaines friches, interstices ou délaissés urbains isolés, elle est le terrain propice à l’expression et la manifestation d’usages, de pratiques informelles et d’habiter autrement.

LA VILLE POST-COVID19 : Source d’interrogation(s)

Questionner la place de l’eau et de ses paysages dans la ville, c’est porter une réflexion plus globale sur la notion du bien commun mais aussi sur la réversibilité et l’habitabilité de nos lieux de vie et de nos territoires, depuis l’unité

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En raison de la crise sanitaire actuelle, les dates de l'atelier sont reportées. L’association et les partenaire continuent de travailler à la préparation à distance. Dès que les nouvelles dates retenues seront connues, l'appel à candidatures sera diffusé.
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from Sept. 12, 2020
to Sept. 26, 2020

staff

PILOTES

Hanaà Msallak Jobbé-Duval, architecte-urbaniste

Bastien Vernier, géographe-urbaniste / fabmanager

ASSISTANTS PILOTES

Maud Corcoral, Environnementaliste-Urbaniste

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